Il était dit à ma naissance que je serai seul
Je serrais alors mes rêves contre ma poitrine
Je te serrais dans mes bras sans fin
Pensant que l'on mourrait main dans la main
Je me trompais sur toute la ligne
25 juin 2010
24 juin 2010
Poèmes effaçables
Je m'enfile des cartouches d'encre bleues dans le cul
Pour vomir des poèmes effaçables
capharnaüm
esthète en blouse blanche
noyé dans le capharnaüm
d'un kaléîdoscope cassé
d'une tristesse invasive
un cafard écrasé
exit les endorphines
les orgasmes rapiècés
la Lune se change en manouche
sur des routes barrées
et pousse des soupirs inextinguibles
dans la nuit étoilée
plein. vide. lent.
agonie à petit feu
rongé vivant par un mal enivrant
nul antidote en vue
dans les vases communicants
du plein au vide
du vide au lent
objet de désir hors tension
sous calmant
l'horizon n'est même pas trouble
on y colle des écailles
de diamant
23 juin 2010
Chute libre
Les pieds dans le vide
Au-dessus du précipice
Je te retiens par les mains
Moites
Yeux dans les yeux
Le regard fixe
Et tu glisses
Et tu glisses
Et même
C’est toi qui lâches mes mains
Moites
Ne voulant pas m’entraîner avec toi
Dans ta chute – libre –
Au-dessus du précipice
Je te retiens par les mains
Moites
Yeux dans les yeux
Le regard fixe
Et tu glisses
Et tu glisses
Et même
C’est toi qui lâches mes mains
Moites
Ne voulant pas m’entraîner avec toi
Dans ta chute – libre –
21 juin 2010
Contretemps
Avant que tu partes
Te jeter dans la gueule du lion
Je reviendrai vers toi
Marchant à contre-jour
Je prendrai mon mâle en patience
Je compterai les jours
Où mon corps te réclame
Et clame son innocence
Pas de promesses pas de mensonges
Pas besoin d’être à toi
Ou que tu m’appartiennes
Pour s’enfiler dans un lit
Et se lire des histoires
A dormir debout
Mais je sais que nos hormones
Ont besoin de se parler
Nos neurones se connecter
Et si vraiment il est trop tard
Alors je partirais
Te tournant le dos
A contrecœur
Te jeter dans la gueule du lion
Je reviendrai vers toi
Marchant à contre-jour
Je prendrai mon mâle en patience
Je compterai les jours
Où mon corps te réclame
Et clame son innocence
Pas de promesses pas de mensonges
Pas besoin d’être à toi
Ou que tu m’appartiennes
Pour s’enfiler dans un lit
Et se lire des histoires
A dormir debout
Mais je sais que nos hormones
Ont besoin de se parler
Nos neurones se connecter
Et si vraiment il est trop tard
Alors je partirais
Te tournant le dos
A contrecœur
20 juin 2010
Au supermarché
J’aurai préféré rêver
Que d’avoir à oublier
Que l’on s’est aimé
Que d'avoir à oublier
Que je suis seul et terrorisé
Comme un enfant
Qui ne retrouve plus ses parents
Au supermarché
()
Je me fuis, m'abandonne et me perds;
Je perds mes repères,
Je lâche prise.
Je m'enfuis loin de moi au fond de moi.
Au fond du trou la lumière est ronde.
Retour à la case départ.
Te voler, plus vraiment en secret,
Mais de loin à nouveau.
J'ai voulu y croire comme toi.
Il faut garder des rêves dans la tête...
Et fermer la parenthèse)
18 juin 2010
" l'histoire est entièrement vraie, puisque je l'ai imaginée"
" Dans la vie, l'essentiel est de porter sur tout des jugements a
priori. Il apparaît, en effet, que les masses ont tort, et les
individus toujours raison. Il faut se garder d'en déduire des
règles de conduite : elles ne doivent pas avoir besoin d'être
formulées pour qu'on les suive. Il y a seulement deux choses :
c'est l'amour, de toutes les façons, avec des jolies filles, et la
musique de la Nouvelle-Orléans ou de Duke Ellington. Le
reste devrait disparaître, car le reste est laid, et les quelques
pages de démonstration qui suivent tirent toute leur force du
fait que l'histoire est entièrement vraie, puisque je l'ai
imaginée d'un bout à l'autre. Sa réalisation matérielle
proprement dite consiste essentiellement en une projection de
la réalité, en atmosphère biaise et chauffée, sur un plan de
référence irrégulièrement ondulé et présentant de la distorsion.
On le voit, c'est un procédé avouable, s'il en fut."
Boris Vian.
Avant propos de "L'écume des jours"
17 juin 2010
Intouchable
Je voudrais me faire petit
Tout petit
Tout petit petit petit
Encore plus petit
Jusqu’à m’oublier
Disparaître de ta vie
Sans laisser de trace
Je me ferais intouchable
Coquille ardente
Impalpable
Déca[D]ante
Divine comédie
Tout petit
Tout petit petit petit
Encore plus petit
Jusqu’à m’oublier
Disparaître de ta vie
Sans laisser de trace
Je me ferais intouchable
Coquille ardente
Impalpable
Déca[D]ante
Divine comédie
Doute méthodique
Je rêve de lui, il me reste au moins ça.
Je rêve de son corps fin et frêle,
Fragile comme un enfant qui doute.
De ses mains appliquées et douces,
Qui partent en fumée.
De ses cheveux longs et noirs
Qui se tortillent sur sa nuque.
De ses yeux. De ses yeux. De ses yeux.
Mais ils ne se tournent plus vers moi,
Ses regards...
Et voilà que le rêve se transforme en cauchemar!
Je rêve de son corps fin et frêle,
Fragile comme un enfant qui doute.
De ses mains appliquées et douces,
Qui partent en fumée.
De ses cheveux longs et noirs
Qui se tortillent sur sa nuque.
De ses yeux. De ses yeux. De ses yeux.
Mais ils ne se tournent plus vers moi,
Ses regards...
Et voilà que le rêve se transforme en cauchemar!
Tacheter
ta queue de guépard
à laquelle j'aimais m'attacher
m'entacher
me tacheter
va me manquer...
dans ce lit trop grand pour moi tout seul
où même en me retournant
je ne pourrais me coller
ni à tes fesses
ni à tes dents
mais nos rêves
nous porteront peut être
l'un vers l'autre
l'un vers...
le centre de l'uni-vers
m'entacher
me tacheter
va me manquer...
dans ce lit trop grand pour moi tout seul
où même en me retournant
je ne pourrais me coller
ni à tes fesses
ni à tes dents
mais nos rêves
nous porteront peut être
l'un vers l'autre
l'un vers...
le centre de l'uni-vers
Trou noir
L'amour physique entre deux personnes est une oeuvre en soi ;
Où lorsqu'on parvient à se relâcher totalement,
Où lorsqu'on parvient à se relâcher totalement,
A s'abandonner totalement,
On peut avoir l'impression de s'écrouler sur soi-même,
A deux,
L'un dans l'autre,
Comme un trou noir,
Etoile qui s'écroule (presque) perpétuellement sur elle-même...
10 juin 2010
passager clandestin
entre-deux
passager clandestin
et présumé coupable
mais il y a tes yeuxmais il y a tes yeux
ta bouche et tes yeux
noirs
j'ai trébuché sur la 3ème marche
maintenant je réapprends
à n'être que pour moi
mais il y a tes yeux
mais il y a tes yeux
ta bouche et tes yeux
noirs
je n'attends plus
je n'improvise pas
je ne compte plus
mes pas
de chez toi à chez moi
de l'Amour aux bras de Nicolas
mais il y a tes yeux
mais il y a tes yeux
ta bouche et tes yeux
noirs
et je redeviens contemplatif
Dilettante
Les étoiles filantes
ne s'apprivoisent pas;
c'est une rude leçon
pour un dilettante comme moi.
8 juin 2010
Mandat
Même chez moi je ne me sens plus en sécurité
Car je sais qu'il suffit d'un mandat pour venir me violer
6 juin 2010
Déroulé
Je bave de buvards en polycopiés
De pelotons d'exécutions
En poteaux atrophiés
De rideaux rayés
En radeaux rouillés
Je bave sur les bavards
A la langue salée
Je préfère les éclairs éphémères
(Aux trop longs après-midi)
Qui cinglent mes nuits de zigzags
Cicatrices inespérées
Comme les plis des vagues
Sur la mer déchaînée
Je bave comme une oie qu'on gave
De maïs génétiquement modifié
Je rêve de caresses suaves
Le long de mon cou irrité
Et je bave sur mon oreiller
Esclave désincarcéré
24 mai 2010
Encre sympathique
un livre sans couverture
où les lignes s'effacent
à mesure qu'on les écrit
des pages blanches qui jaunissent
avant même d'être lues
quand mon humeur ternit
et comme un papier d'Arménie
qui volute vaguement
mon esprit s'évade
et part en fumée
parfumée
imperceptiblement
où les lignes s'effacent
à mesure qu'on les écrit
des pages blanches qui jaunissent
avant même d'être lues
quand mon humeur ternit
et comme un papier d'Arménie
qui volute vaguement
mon esprit s'évade
et part en fumée
parfumée
imperceptiblement
7 mai 2010
half bed / half head
mon lit m'engloutit dans sa solitude
sous mon lit s'agglutine mon amertume
-un ridicule qui ne tue pas-
des renoncules qui ne fleurissent plus
5 mai 2010
Le parfum
sens-tu ce parfum chimérique
parfois centaure sémantique
exotique et familier
comme une mer au goût sucré
où s'ancrent les souvenirs innocents
des amants prêts à mourir
pour leur frère de sang
2 mai 2010
Vive la fête
Imagine
Un signe
Une influence
Coïncidence
De confluences
Complémentarité
Comme une évidence
Un colibri et sa fleur de prédilection
Un hibiscus en infusion
Rictus avant la fusion
Temporaire
Ephémère
Extralucidation
29 avr. 2010
Cracher notre venin
j'attends la pluie
de vendredi
un sourire aux lèvres
une impatience
une envie
j'attends la pluie
de vendredi
comme de l'essence sur mes rêves
des flammes en trêve
tourner en rond
dans tous les sens
jusqu'à ce que tu viennes
prendre la relève
que tu m'en [vie]
dans tous les sens
par tous les pores
que je te prenne
que je te lise
et t'évapore
de vendredi
un sourire aux lèvres
une impatience
une envie
j'attends la pluie
de vendredi
comme de l'essence sur mes rêves
des flammes en trêve
tourner en rond
dans tous les sens
jusqu'à ce que tu viennes
prendre la relève
que tu m'en [vie]
dans tous les sens
par tous les pores
que je te prenne
que je te lise
et t'évapore
Chat/Souris vice versa
Je joue avec toi
Comme un chat avec une
Chatte
Bondissant sur place
Fixant mon regard
Sur tes sourires
De souris
Je décoche des coups de pattes
Sur tes reins et tes oreilles
Et reçois en échange
Quelques coups de griffes
Sur les mains et les orteils
Boules de poils qui se mélangent
Et se lèchent d'un air lascif
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